Dans cette mini-série, je voudrais vous donner quelques guidelines pour vous aider à réaliser certains types de photos. Les réglages ou indications que je vous donnerai ne sont évidemment pas universels et passe-partout, mais ils devraient vous donner une idée des paramètres qu’il faut utiliser pour y arriver !
Premier cas : le coucher de soleil
Avant de commencer, il est important de comprendre qu’il est IMPOSSIBLE de capturer la scène telle que l’œil la voit. En effet, la plage dynamique que le capteur peut enregistrer (c’est-à-dire l’écart entre les lumières les plus sombres et les lumières les plus fortes) est beaucoup plus faible que celle que l’œil est capable de percevoir. Sachant cela, il faut décider quel est le sujet de la photo et exposer en conséquence.
Si l’on expose pour les parties les moins “éclairées”, le ciel sera surexposé. A l’inverse, si on décide d’exposer pour le ciel (ce qui serait logique étant donné que l’on s’intéresse aux coucher de soleil dans ce poste
), le reste sera alors généralement sous-exposé. Dans la photo ci-dessus, je voulais capturer le fait que la personne regarde tranquillement le coucher de soleil. Cela n’aurait pas été compris si j’avais exposé la personne correctement car le ciel aurait été tout blanc, car surexposé.
Savoir qu’il faut exposer pour le ciel est une bonne chose, mais où faire exactement l’exposition ? Sur le soleil ? Un peu autour ? Plus loin ? La réponse est qu’il faut effectuer la mesure dans le ciel assez loin du soleil; plus ou moins là ou le ciel recommence à devenir bleu. Parfois la mesure est bonne du premier coup, mais parfois il faut un peu affiner. De plus, il n’est jamais mauvais de sous-exposer un petit peu le coucher de soleil afin de bien saturer les couleurs et d’avoir des couleurs bien “claquantes”.
Pour information les paramètres utilisés pour capturés la photo ci-dessus sont : ISO 200, f/11 et 1/250 sec. Bien sûr, au fur et à mesure que le ciel descend derrière l’horizon, il faudra compenser la perte de luminosité. Ainsi, pour le deuxième exemple figurant ci-dessous, les paramètres sont ISO 200, f/7,1 et 1/100 sec.
Voilà, j’espère que vous avez dorénavant une idée un peu plus précises de comment faire pour bien capturer un coucher de soleil. Chaque situation est unique, mais j’espère que vous aurez des résultats un peu plus satisfaisants et moins hasardeux grâce à ces quelques explications !
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Long time no blog post
Pas mal de changements ces derniers temps font que je n’ai pas écrit depuis quelques semaines, mais je vais essayer d’y remédier petit à petit …
Dans ce poste, je vous propose de décortiquer la façon dont je m’y suis pris pour réaliser l’image ci-dessus ! Rien de bien compliqué, mais quelques petits détails et conseils si vous voulez essayer de votre côté. Pour mieux comprendre ce qui suit, je vous propose de commencer par jeter un coup d’œil à la photo figurant à la fin du poste montrant le set-up. On peut y voir un sac congélation de 1l rempli d’eau suspendu par une corde à un trépied et un bras d’extension. A la verticale en-dessous se trouve un bac à viande rempli d’eau presque à ras-bord. Le flash est monté directement sur l’appareil photo qui est lui-même monté sur un trépied. L’appareil photo est relié au PC par un cable USB qui permet de visionner les photos prises directement sur grand écran pour juger de la netté au mieux.
Bien qu’il y ait de la lumière naturelle dans la pièce, la seule source de lumière dans la photo est le flash. En effet, la vitesse d’obturation est de 1/2500 sec et la lumière ambiante est bien trop faible pour avoir une influence à une telle vitesse. Une vitesse si élevée est nécessaire pour réellement figer “l’explosion” de la goutte. Cela induit cependant quelques limitations. En effet, la vitesse de synchronisation du flash est de 1/200 sec sur l’appareil photo que je possède (en général 1/250 sec ou 1/200 sec); ce qui signifie qu’à une vitesse supérieure à 1/200 sec (et 1/2500 sec est TRÈS supérieur à 1/200 sec !) je dois normalement avoir une bande noire importante dans le bas de ma photo. Heureusement, mon flash est pourvu d’un mode synchro haute vitesse, et une multitude d’éclairs (invisibles à l’œil nu) sont donc émis pour éviter ce problème. La contre-partie est que je suis obligé de mettre le flash dans la griffe de mon appareil photo au lieu de le déporter grâce à un émetteur/récepteur sans-fil car ce type d’information n’est pas transmis autrement que par cable (et bien sûr, je ne possédais pas le bon cable à ce moment là
)
L’élément critique lors de cette prise de vue est clairement l’endroit de mise au point. L’objectif utilisé est un Sigma 70-300 Macro que j’utilise à sa focale la plus élevée : 300 mm. Cela réduit donc fortement la profondeur de champ. Réflexe logique pour compenser cela, utiliser un f-stop élevé comme f/16 ou f/22. Cependant, la puissance de mon flash n’est pas suffisante à des ouvertures de diaphragmes pareilles pour éclairer la scène. Il a donc fallu que je descende à f/11 pour obtenir une exposition convenable. Même si une ouverture de f/11 est en temps normal synonyme de profondeur de champ élevée, ce n’est pas le cas ici car j’utilise l’objectif à son zoom maximum et à une distance de mise au point mini (mode macro utilisé). Ma profondeur de champ est donc vraiment réduite ! Un trépied solide est donc indispensable …
Les gouttes d’eau tombent du sac par un minuscule trou percé grâce à une aiguille dans le bac à viande remplit d’eau. Néanmoins, les gouttes ne tombent pas toujours exactement au même endroit. Dès lors, des 320 photos prises en 1h, seulement 1/4 de ce nombre possède une mise au point correcte parce que ce n’est seulement qu’après 3/4 h environ que je me suis rendu compte qu’il était possible de se simplifier la vie pour savoir très précisément où la majorité des gouttes tombait. Pour ce faire, il suffit de placer un objet en travers des bords du bac à viande et perpendiculairement à l’appareil photo sur lequel les gouttes viennent s’écraser. Ensuite, il ne reste plus qu’à faire la mise au point sur cet objet (dans mon cas, un crayon) et le tour est joué.
Dès lors, la seule vraie difficulté réside dans le fait de déclencher au bon moment … Et là, il n’y a pas de secrets … Il faut déclencher, déclencher et encore déclencher ! Pour deux photos retenues, il a fallu en prendre 320
Si vous avez envie d’essayer à votre tour, n’hésitez pas ! Il faut un petit peu de matériel, mais certaines choses peuvent être remplacées par d’autres. Faites jouer votre imagination !
Voici une photo que j’ai prise vers 05h00 du matin dans un petit village perdu dans les montagne de la région d’Ayacucho au Pérou (plus d’info ici).
L’avantage de se lever suffisamment tôt est de pouvoir bénéficier d’une lumière très douce et de pouvoir même shooter, comme c’est le cas ici, à contre jour sans trop de contraintes. De plus, comme il n’y a généralement pas grand monde actif à ces heure là et c’est le meilleur moment pour photographier des rues ou bâtiments vides de monde dans les villes touristiques !
See you next time
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Vu les prix de plus en plus attractifs pratiqués par les grandes enseignes concernant les réflex d’entrée de gamme, il est difficile de ne pas se poser la question suivante : “Ne ferais-je pas pas mieux de changer mon petit compact par un nouveau réflex ?” Voici cependant quelques éléments dont il vaut mieux tenir compte pour faire le choix en toute connaissance de cause.
Peu importe la marque, un réflex d’entrée de gamme, même s’il est “d’entrée de gamme”, est toujours un appareil performant. Certains sont plus faciles à utiliser que d’autres, mais globalement, ces appareils offrent des possibilités très similaires. Je vous conseille néanmoins de faire bien attention à deux choses :
En tout cas, quelque soit le choix du boitier, une chose est sûre. Si vous disposez d’un budget limité, il vaut mieux choisir un boitier bon marché et acheter un bon objectif plutôt que l’inverse. En effet, le boitier est considéré comme un consommable. Il sera changé après un certain nombre d’années (durée de vie limitée de l’obturateur, progrès technique, etc.) alors que l’objectif, s’il est de bonne qualité, pourra être utilisé sur plusieurs boitiers successifs. De plus, avoir un “super boitier” et un mauvais objectif ne sert à rien car les capteurs très exigeants des boitiers haut de gamme enregistrent tous les défaut optiques des objectifs bas de gamme. Il en résulte donc des images de qualité inférieure.
Quelques boitiers d’entrée de gamme : Canon 1100D, Canon 600D, Nikon D3000, Nikon D5000, Sony A390, Sony SLT-A33, Sony DSLR-A390.Prix moyen entre 400 € et 700 €
Le choix des objectifs
Comme précisé plus haut, c’est en fait le choix des objectifs qui est crucial. En tant que potentiel acheteur d’un réflex, voici ce que vous devez savoir.
Tout d’abord, les kits boitiers + objectifs sont meilleurs marchés que l’achat des deux séparément. Bien qu’aujourd’hui ce soit de moins en moins vrai, le kit standard est généralement constitué par un boitier + un objectif 18-55 mm. Il est important de réaliser que cet objectif fourni en kit constitue ni plus ni moins qu’un zoom 3x. Il vous permet de photographier en grand angle, mais n’autorise pas de plans serrés comme le permettent certains zooms 5x ou 10x présents sur des appareils compacts. Si vous ne comprenez pas bien ce qu’est un 18-55 mm, cliquez ici pour plus de détails. Cela vous aidera aussi à comprendre le reste.
Pour combler cette lacune vous avez deux possibilités :
De manière générale, les plus passionnés par la photographie choisiront un système à deux optiques qui permet de choisir des optiques de meilleure qualité tandis que ceux que le changement (incessant) d’objectifs repousse opterons plutôt pour un objectif unique à très forte amplitude. Ces derniers constituent d’ailleurs un très bon choix pour les vacances où il est souvent difficile de se poser pour changer d’objectif. De plus, la variété des situations est telle qu’il vaut mieux sacrifier un peu de qualité mais quand même réussir “la” photo plutôt que d’être en train de changer d’objectif quand “la” scène se déroule.
Au niveau du coût que cela représente, passer de l’achat d’un boitier nu (c’est-à-dire sans objectif) à un boitier livré avec un zoom 18-55 mm, signifie généralement une augmentation de 50 – 60 € du prix d’achat alors que l’achat de ce même objectif séparément coûte environ 200 € ! Il vaut donc mieux acheter le kit que les deux séparés
Il faut compter environ 500 – 650 € pour l’acquisition d’un 70-300 mm ou d’un 18-200 mm. Il va sans dire que l’acquisition d’un 18-105 mm ou 18-135 mm est une bonne alternative au 18-200 mm pour ceux dont le budget est plus serré !
Ne pas oublier le filtre !
Le filtre est un élément quasiment toujours oublié lors de la réflexion mais dont l’importance est néanmoins cruciale. En effet, l’achat d’un filtre UV que l’on vient visser sur la lentille frontale de l’objectif permet de protéger l’objectif en cas de rayure, voire même de chute ! Grâce au filtre, la lentille frontale est entièrement protégée et ce n’est dès lors pas la lentille de l’objectif qui sera rayée ou cassée, mais bien le filtre. Et comme le prix d’un filtre UV est bien moindre que celui d’un objectif (surtout s’il est de bonne qualité), il serait dommage de vouloir faire des économies sur un tel élément…
Il y a cependant deux choses à bien garder en tête lors de l’achat :
En bref, le filtre UV est un élément à ne pas négliger. Un bon filtre coûte 40-50 € pour un diamètre moyen. Au plus le diamètre de l’objectif est grand (objectifs plus professionnels), au plus le coût du filtre UV est grand. Deux bonnes marques de filtres : B+W, Hoya. Il toujours bon aussi d’acheter un petit kit de nettoyage (15-30 €) pour optique afin de ne pas griffer vos lentilles lors du retrait de poussière ou de tâches de gras.
Le choix du sac
Autre accessoire d’importance : le sac. Il existe un nombre incalculable de sacs et de modèles différents : en bandoulière, sac d’épaule, sac traditionnel, sacs prévus pour transporter en plus un PC, etc. Selon l’(les) usage(s) que vous faites de votre appareil photo, vous aurez probablement besoin de différents sacs à différents moments. Je ne veux cependant pas vous donner beaucoup d’information à ce sujet car je pense que le plus simple est d’aller directement dans votre magasin et de choisir un modèle qui correspond à ce vous préférez.
Quelques éléments à retenir cependant. Si vous avez opté pour un boitier + un unique zoom 18-200 mm, l’achat d’un sac ne vous semble peut-être pas évident. Je vous conseille néanmoins de bien réfléchir à la manière dont vous comptez transporter et protéger votre appareil lors de vos voyages avant de renoncer à l’achat d’un sac. Pour ceux qui ont opté pour un système à plusieurs objectifs, assurez-vous bien qu’il y ait suffisamment de place pour tout mettre dans le sac et que le poids soit bien réparti. Certains sacs sont prévus pour pouvoir accéder rapidement au matériel tandis que d’autre sont pensés pour le confort. N’hésitez pas à demander conseil au vendeur ou des sacs à prêter à vos amis pour les tester !
Au niveau des prix, les sacs photos vont de 30 à 120 € pour un usage général. Voici quelques bonnes marques : Lowepro, Kata, Tamrac, Think Tank, National Geographic.
Le choix de la carte mémoire
J’ai déjà écrit un bref poste concernant les cartes mémoire ici. Pour faire court, je vous conseille d’acheter une carte produite par un fabriquant fiable; à savoir SanDisk ou Lexar. Choisissez plutôt parmi les modèles Ultra ou Extreme de chez Sandisk ou Platinum II et Professional de chez Lexar qui vous permettent d’écrire rapidement les données sur la carte. C’est toujours utile lorsque vous prenez des photos en rafale ! De plus, vous bénéficiez d’une garantie de 10 ans. A nouveau, la différence de prix entre l’entrée de gamme et les modèles plus avancés est significative, mais je pense que le risque de perdre toutes ses photos (je connais plusieurs personnes à qui cela est déjà arrivé !!!) devrait largement justifier la dépense supplémentaire.
Il faut compter une trentaine d’euros pour une carte SDHC de 8 Gb.
La conclusion
En supposant que l’on choisisse à chaque étape l’options la moins chère, on constate que le budget minimal nécessaire pour s’offrir un réflex et les accessoires qui vont ensemble est de 1000 €. On est loin des 400 € initialement suggérés par les publicité des folders … De plus, il devient désormais impossible de mettre cet appareil dans la poche et, si l’on dispose de plusieurs objectifs, il faut non seulement passer du temps à les changer, mais aussi à les porter !
Le réflex numérique offre cependant un confort accru au niveau de la prise de vue (viseur optique, pas de temps de pose entre le moment où l’on appuie sur le déclencheur et le moment où la photo est effectivement prise, meilleure prise en main, etc.) et fait généralement de meilleures photos dans les situations où il n’y a pas beaucoup de lumière. Je dois quand même avouer que dans des situations de luminosité optimale, vous ne verrez pas beaucoup de différence par rapport à un bon compact …
Ce qui rend réellement à mon sens l’achat d’un réflex incontournable est relatif à toutes les possibilités créatives qui s’offrent à vous si vous maîtrisez un petit peu les notions d’ouverture de diaphragme, de temps de pose, de longueur focale, de sensibilité à la lumière, etc. A ce moment là, vous pourrez vraiment vous amusez et faire des photos que tout le monde enviera ! Pour plus d’information à propos de ces notions, cliquez ici.
Bonne lecture et bonne décision !
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Un rapide petit poste pour féliciter mon ancienne unité scoute d’avoir terminé troisième au 24 heurs vélo du Bois de la Cambre !!! Bravo à vous tous pour votre détermination malgré la pluie et les problèmes techniques !
Pour ceux qui ne connaissent pas les 24 heures vélo du Bois de la cambre, c’est un évènement organisé en plein coeur de Bruxelles auquel environ 30 000 jeunes faisant partie des mouvements de jeunesse participent. Les deux catégories principales sont la vitesse d’une part et les vélos folkloriques d’autre part. La première catégorie cherche donc à faire le plus de tours possible en 24 heures (moyenne de 40 km/h) alors que la seconde roule tranquillement sur des vélos décorés le mieux possible.
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Le lendemain de notre retour de la campagne (pour rappel, 3 jours et 2 nuits de vie commune dans une famille rurale), nous avons pris part à une activité qui a lieu tous les samedis pour la branche “Microfinanzas” de Solid Peru. Tous les commerciaux se retrouvent dans un quartier d’Ayacucho pour faire de la prospection ; c’est-à-dire placer des prospectus d’information sous les portes de toutes les maisons du quartier dans le but que les gens appellent durant la semaine pour demander plus d’information à propos des prêts disponibles. Les conditions pour se voir octroyer un prêt sont les suivantes : être détenteur d’un document d’identité et ne pas avoir de dettes non remboursées auprès d’une autre banque. Si cela semble relativement simple comme formalités, cela prive néanmoins déjà beaucoup de personnes de l’accès au crédit dans une région si pauvre …
Contrairement à ce que l’image plus haut peut laisser suggérer, le démarchage se fait à pied, généralement par groupe de deux personnes. Pendant 2 – 3 h, on glisse sous les portes les tracts et on essaye de ne pas se faire mordre ou attaquer par les chiens errant dans la rue. Quand un chien se montre trop agressif, on renonce à aller plus loin. Quelques jours plus tôt, on nous avait informé que lorsque des chiens se montraient agressifs à notre égard, il fallait lentement ramasser quelques gros cailloux à terre (sous-entendu pour pouvoir les jeter dessus après), et que le simple fait de faire cela ralentissait généralement les ardeurs des chiens … De l’expérience que j’ai eu, ce n’est que vaguement vrai … Ana, la collaboratrice que nous accompagnons ce jour là nous raconte qu’elle s’est déjà fait mordre dans le passé mais qu’heureusement son sac à main se trouvait entre elle et les dents du chien ! En tant qu’homme, je n’ai pas de sac à main … Rassurant !
Notre point de ralliement à la fin de la matinée se trouve devant la prison d’Ayacucho. Il y a une énorme file de visiteurs qui attendent de pouvoir rendre visite aux détenus incarcérés pour la plupart pour trafic de drogue. En conséquence, il y a dès lors plein de petites échoppes juste en face où l’on peut trouver à manger. De là, nous prenons un bus qui nous ramène dans le centre ville.
C’est tout pour cette fois ! Suite du voyage au prochain épisode …
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See you next time !
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Lors du premier cours sur l’exposition, nous avons vu que cette dernière dépendait de 3 facteurs : l’ouverture de diaphragme, le temps de pose et les ISO. Dans le cours précédent, nous avons longuement discuté des implications que le choix de l’ouverture de diaphragme entraîne et compris la relation qui existe avec la profondeur de champ. Il ne nous reste maintenant plus qu’à aborder le concept de vitesse d’exposition et les types de flou que cela peut impliquer. Nous parlerons aussi un petit peu des ISO et enfin, nous referons une brève synthèse des 3 facteurs.
Si la fois passée, pour sélectionner l’ouverture de diaphragme, il fallait choisir le mode Priorité à l’ouverture (Av ou A) sur le boitier numérique, il faut cette fois opter pour le mode Priorité à la vitesse (Tv ou S) qui permet de sélectionner la durée d’exposition désirée du capteur à la lumière. Ce faisant, nous possédons le contrôle total sur “mouvement” contenu au sein de la photo; c’est-à-dire la décision de figer ou non le mouvement. Plutôt que de longs mots pour expliquer cela, regardons ensemble les deux photos suivantes qui mettent toutes deux des sujets mobiles en avant. Elles capturent cependant le mouvement de manière très différente !
La première photo peut être décomposée en deux pour plus de facilité : un arrière plan net et un avant plan (le sujet) flou qui suggère le mouvement du sujet. Vous me direz que c’est logique puisque le mur ne bouge pas alors que le sujet avance. Vous avez raison ! Mais il existe néanmoins deux autre possibilités de capturer cette photo :
Dans le cas de la deuxième photo, le mouvement est totalement figé par la vitesse d’exposition choisie. Comme si les avions avaient été arrêtés nets dans le ciel. J’aurais cepdendant pu en décider autrement et rendre les avions flous (même si ce n’est pas judicieux dans ce cas précis).
Comme vous l’aurez déduit, c’est la vitesse d’exposition qui permet de choisir la manière dont vous capturez le mouvement. En choisissant une vitesse d’exposition lente comme dans la première photo, vous êtes capable de rendre certains éléments flous (à vous de déterminer lesquels) alors que si vous optez pour un temps de pose très court vous figez réellement le mouvement. A titre indicatif, les temps de pose des deux photos ci-dessus sont de respectivement 1/13 sec et 1/500 sec.
L’exemple de la première photo permet d’aborder les deux types de flous très important à distinguer : le flou du photographe et le flou du sujet. Si le photographe bouge l’appareil pendant la pose lente, toute la photo est floue y compris le sujet (sauf en cas de “panning” dont on parlera plus bas). Par contre lorsque l’appareil reste fixe pendant la pose lente mais qu’un sujet en mouvement passe dans le cadrage, alors, ce sujet sera plus ou moins flou en fonction du temps de pause retenu. Néanmoins, tout ce qui est fixe sera net. Abordons ces deux cas plus en détails.
1er cas : flou dû au mouvement de l’appareil photo
Raisonons par l’absurde. Dans la photo ci-dessous prise dans un restaurant, la luminosité était très faible. Pour obtenir une exposition correcte, le temps de pose nécessaire était de 1/4 sec. Autrement dit, cela signifie qu’il faut tenir l’appareil photo immobile pendant 1/4 sec pour obtenir une photo nette. Or c’est imposible à main levée (“à main levée” signifie “en tenant soi-même l’appareil photo”) ! Le fait de poser mon appareil sur un trépied m’a permis d’obtenir une photo totalement nette (attention, je ne parle pas ici du flou dû à la profondeur de champ) car l’appareil photo n’a pas bougé pendant le temps d’exposition. Si au contraire j’avais fait la photo à main levée, TOUS les éléments de la photo auraient été flous et je n’ai pas besoin de vous montrer d’exemple de cela je pense
. Pour avoir une idée de la vitesse d’exposition à partir de laquelle il y a risque de flou total, la règle suivante est une bonne approximation : la vitesse minimale nécessaire est l’inverse de la focale. Cela signifie que pour une photo prise à la focale de 24 mm, la vitesse de sécurité est de 1/24 sec. Comme 1/24 sec n’est pas paramétrable dans l’appareil photo, on choisira la valeur supérieure la plus proche qui est de 1/25 sec. A une focale de 300 mm, la vitesse de sécurité devient 1/300 sec. A nouveau comme la vitesse de 1/300 sec n’existe pas, on choisira plutôt 1/320 sec. Pourquoi n’y a-t-il pas une vitesse de sécurité unique ? Car rappelez vous qu’il existe une relation entre l’angle de champ et la focale. Une grande focale comme 200 mm donne un angle de champ 12° alors qu’une petite focale comme 24 mm permet un angle de champ de 84°. Donc, à une grande focale, tout comme quand vous regardez au travers de jumelles, un petit mouvement donne lieu à une grosse modification de l’image qui se trouvait devant vous. A l’inverse, avec un grand angle de champ, un petit mouvement passe quasiment inaperçu !
Comme toute règle, il y a cependant une exception! En effet, en utilisant la technique du “panning” (en anglais, to pan = faire une panoramique), on peut rendre flou l’arrière plan et faire en sorte qu’un sujet en mouvement soit net. Si arriver à de bons résultats demande un certain entrainement, le principe est néanmoins relativement simple. Pour faire en sorte que le sujet soit net et que l’arrière plan soit flou, il faut suivre le mouvement du sujet avec l’apareil photo de telle manière que le sujet reste toujours au même endroit dans le viseur. En faisant cela, l’appareil photo considère que le sujet ne bouge pas; il sera donc net. Par contre le mouvement de l’appareil photo par rapport à l’arrière plan fixe rend celui-ci flou puisque du point de vue de l’appareil photo, il est mobile. Comme dirait tout bon professeur de physique : “Tout dépend du référentiel !”
.
Voici trois remarques à propos de cette technique. 1. Pour que le panning soit efficace, il faut choisir une vitesse de pose sufisamment lente pour que toute la scène ne soit pas figée. Cette vitesse dépend de la vitesse et de la distance à laquelle le sujet est photographié. 2. Le panning est le plus effectif quand le sujet se déplace dans une direction perpendiculaire à l’objectif. Il ne fonctionne pas si le sujet se déplace en ligne droite vers l’objectif. 3. Le panning est généralement considéré comme un mouvement horizontal de l’appareil.

2ème cas : flou dû au mouvement du sujet
Dans ce second cas, on suppose l’appareil photo fixe et un sujet en mouvement faisant partie du cadrage. En fonction de la durée d’exposition choisie, l’utilisation d’un trépied peut être nécessaire pour ne pas obtenir de flou généralisé. Dans certains cas cependant, il est possible de tenir l’appareil à main levée et de prendre avantage du système de stabilisation (intégré à l’objectif chez Canon et Nikon, intégré sur le boitier chez Sony et Pentax), voire même de n’en avoir pas besoin.
Le but du système de stabilisation est de compenser les mouvement (verticaux et horizontaux) générés par l’utilisateur. En fonction de la performance du système, l’utilisateur peut gagner jusqu’à 3 ou 4 vitesses. L’exemple suivant illustre cela. Supposons que la focale utilisée est de 200 mm. La “règle” citée plus haut nous apprend que 1/200 sec est, pour la plupart des gens, la vitesse minimale pour obtenir une photo nette. Une stabilisation effective jusqu’à 3 vitesses permet néanmoins d’utiliser une vitesse de 1/25 sec et de toujours obtenir une photo nette. Le terme “vitesse” signifie une multiplication ou une division du temps de pose par 2. Comme la stabilisation permet de gagner des vitesses, cela signifie que l’on va “gagner du temps”. Gagner 3 vitesses veud donc dire passer de 1/200 sec < 1/100 sec < 1/50 sec <1/25 sec.
Pour revenir au sujet qui nous intéresse, l’utilisation du trépied, de la stabilisation ou d’aucun des deux va dépendre de la vitesse sélectionnée. Et cette dernière dépend du flou qui veut être suggéré. Pratiquement, pour un même temps de pose, le flou sera différent en fonction de la distance à laquelle se trouve le sujet ainsi que de la vitesse à laquelle il se déplace dans le cadre. En effet, si le sujet se trouve loin de l’appareil photo, il est plus petit dans le viseur que s’il se trouvait proche. Ainsi, un mouvement de la part du sujet altère une plus petite surface dans le viseur que s’il se trouvait tout près. Dès lors, le temps nécessaire pour suggérer “un même” mouvement va être différent puisque pour une même temps, le sujet effectue un déplacment moindre (dans le viseur) que s’il se trouve éloigné. Le raisonnement est similaire en ce qui concerne la vitesse à laquelle le sujet se déplace. Pour une même temps de pose, un sujet “lent” ne se déplace pas beaucoup dans le viseur alors qu’un sujet “rapide” effectue un grand déplacement. En résumé, le temps de à choisir pour figer le mouvement ou au contraire le suggérer varie fortement d’un cas à l’autre. Le plus simple, c’est d’être patient et d’essayer
A main levée (appui sur une balustrade) – 1/5 sec à f/11
A main levée – 1/13 sec à f/6,3
Trépied – 30 sec à f/22 (pour 2ème exemple plus bas)
Ci-dessus figurent des images où j’ai délibérément choisi un temps de pose lent pour suggérer le mouvement (dépendant du sujet photographié). Cependant, comme écrit au début de ce poste, on peut décider de vouloir figer le mouvement. Il faut alors trouver une vitesse suffisamment rapide qui permette cela. Si des valeurs de 1/1000 sec ou 1/2000 sec devraient figer la plupart des mouvements, il est cependant difficile d’atteindre de telles valeurs lorsque la luminosité est faible et/ou que le diaphragme est relativement fermé.
A main levée – 1/2000 sec à f/7,1
En effet, comme on l’a vu dans le premier cours consacré à l’exposition, la quantité de lumière qui atteint le capteur dépend de l’ouverture de diaphragme, du temps de pose et de la valeur ISO. Dès lors, le choix de la vitesse d’exposition influe sur les valeurs de l’ouverture de diaphragme et/ou les ISO. Pour bien comprendre cela, considérons les exemples suivants.
1er exemple : match de foot indoor
Généralement, dans un sport tel que le foot, on veut stopper l’action et éviter les effets de flou. Comme c’est un sport relativement rapide, la valeur de sécurité tourne aux alentours de 1/1000 sec. On est cepedant indoor, ce qui signifie que la lumière est relativement peu abondante. Donc, pour que l’exposition soit bonne, il faut compenser le fait que le temps de pose soit très court ! On fait cela de deux façons :
Vous vous dites sûrement que votre objectif ne permet pas une ouverture de diaphragme de f/2.8, mais seulement de f/5.6 à 200 mm. Regardons ce que cela implique comme différence en supposant qu’on ne puisse pas descendre à une vitesse inférieure à 1/1000 sec sous peine d’obtenir une photo floue. Si l’ouverture maximale de diaphragme est de f/5.6, le seul critère modifiable devient les ISO. Comme f/5.6 laisser passer 4 fois moins de lumière que f/2.8 (cfr cours sur l’ouverture de diaphragme), il faut, pour conserver la même exposition, multiplier les ISO par 4; c’est-à-dire passer de 1600 à 6400. A un seuil si élevé, la qualité d’image se dégrade cependant très fortement. C’est la raison pour laquelle tous les photographes professionnels de sport possèdent des objectifs coûteux ouvrant à f/2.8 constant
. Le problème qui peut dès lors survenir est lié à l’ouverture de diaphragme de f/2.8 qui procure une profondeur de champ très petite. Si en sport, cela permet généralement de bien isoler le sujet, il se pourrait que cela devienne gênant dans d’autre situations. Il faut alors faire un compromis entre zone de netté (ouverture de diaphragme), flou (vitesse d’exposition), bruit (ISO) et/ou exposition globale de l’image (la combinaison des 3 paramètres).
2ème exemple : pose lente pour capturer le mouvement du trafic automobile
Pour illustrer un tel cas, servons-nous de la photo plus haut représentant le flux du trafic au coucher du soleil. Comme les données l’indiquent, le temps de pose est de 30 sec. J’ai choisi une telle durée pour obtenir une trainée lumineuse continue générée par les phares des voitures. Cependant, un temps d’exposition de 30 sec est très long et permet de laisser passer beaucoup de lumière vers le capteur. Or comme je ne veux pas une image surexposée, il faut que compense cette longue durée par une ouverture de diaphragme très étroite et une sensibilité très faible. J’ai donc dû choisir les paramètres suivants :
Même en choisissant de tels paramètres, il m’a fallu attendre que le soleil soit complètement couché pour obtenir un temps de pose de 30 sec et obtenir une exposition correcte. La profondeur de champ résultant de f/22 fait que la zone de netté s’étent quasiment du début à la fin de la photo. De plus, c’est ce qui cause de l’effet “étoile” sur le réverbère. Même si ce n’est pas trop gênant dans cette photo, ça peut l’être dans d’autres cas … Enfin, le fait de devoir choisir le niveau ISO le plus bas possible est une bonne chose car cela minimise le bruit de la photo.
CONCLUSION
On voit comment le choix de la vitesse d’exposition permet d’éviter ou de créer un flou au sein de la photo; ce qui permet de suggérer le mouvement. En mode automatique, il est impossible de sélectionner le temps de pose et donc impossible d’être créatif. Si je reconnais que dans 90 % des cas, je suis en mode Priorité à l’ouverture, j’opte néanmoins pour le mode Priorité à la vitesse dès que je souhaite contrôler précisement le mouvement présent au sein de la photo. Cela peut être afin d’éviter un flou, ou au contraire pour en créer un expressément. Tout comme pour l’ouverture de diaphragme cependant, le choix de la vitesse influe sur les autres paramètres et dans certains cas, il faut faire un compromis entre profondeur de champ, netté, bruit et exposition pour se rapprocher le plus possible du résultat souhaité.
Voilà, c’est tout pour cette fois. Take care and see you next time!
PS : Désolé d’écrire de si longs articles, mais une chose en entraînant une autre, il est difficile de faire plus court. De plus, comme dans tout domaine, il y a un minimum à connaître pour pouvoir se débrouiller, et ceci est le minimum
.
Au cours de notre courte semaine à Ayacucho, nous passons 2 journées et demi au sein d’une famille traditionnelle vivant de la culture de quinoa. Le village de Qollpacucho dans lequel nous sommes se trouve à une centaine de kilomètres d’Ayacucho et est isolé dans les montagnes (atltitude +/- 3000 m). Pour y arriver, il nous faut franchir un col de 4200 m d’altitude, mâcher des feuilles de coca pour contrer le possible mal d’altitude et 4 grosses heures de routes inconfortables.
Même avec un chauffeur et un 4×4 moderne, la route n’est vraiment pas agréable. Il n’y a pas de macadam et les nids poules sont de véritables cratères. De plus, notre chauffeur, aussi sympa soit-il, n’a pas vraiment l’habitude de ralentir, ni pour les nids de poules, ni pour les tournants, ni même pour les minibus qui viennent en face.
Après 2h30 de route, le chauffeur s’arrête à son endroit habituel pour prendre son petit déjeuner : une soupe de poulet (nous avons quitté Ayacucho à 06h00). De notre côté, accompagnés par Emilie, notre guide et traductrice, nous préférons nous en tenir aux biscuits que nous avons achetés la veille dans une superette. A l’endroit où nous sommes arrêtés, s’arrêtent aussi tous les minibus qui partent ou arrivent à Ayacucho. Et le nombre de personnes qui en sort est largement supérieur au nombre prévu par le constructeur
Le but de ces deux grosses journées est de pouvoir se rendre compte des conditions de vie quotidiennes des familles que Solid aide ainsi que de voir le travail réalisé auprès de ces familles et plus particulièrement, la manière dont les “cocinas mejoradas”; c’est-à-dire les “cuisines améliorées” sont implémentées. Pour un coût modeste, la famille peut acheter les matériaux nécessaires à la construction d’une “cuisinière” et, avec l’aide du personnel local de Solid, peut ensuite construire un “cuisinière” comprenant deux “plaques” et un four. Même si cela semble très rudimentaire (et ça l’est !), c’est cependant une amélioration importante dans le confort quotidien de ces familles pour les raisons suivantes :
L’après-midi de notre arrivée, la famille dans laquelle nous logeons veut absolument nous faire visiter les ruines d’une ancienne cité de la civilisation Wari situées non loin du village. Je ne connais pas tous les détails de cette époque, mais cette civilisation pré-Inca, beaucoup moins connue que ces derniers, n’en était pas moins remarquable. En atteste comme preuve les vestiges d’un mur de l’enceinte dont l’enchevêtrement des énormes blocs de pierre est parfait ! Des millénaires après la grande époque, le site est aujourd’hui gardé par un vieux monsieur qui fait payer les visiteurs et un grand nombre de moutons qui paissent en toute tranquilité autour du lac sous le regard ennuyé de leur berger.
En guise de cadeau à nos hôtes, nous nous sommes arrêtés au marché d’Ayacucho avant de partir pour acheter une tête de porc. Bouillie pendant toute une nuit en compagnie de différents autres aliments (reste à déterminer lesquels …
) cela constitue le plat de fêtes local appelé “mondongo”. Il faut dire que la viande est un aliment de luxe et que seul le poulet est mangé de façon plus ou moins régulière. Le reste est réservé aux grandes occasions.
Quelques petit détails en vrac sur la vie dans le village :
Ci-dessous figurent quelques images d’ambiance.
La fille ou petite-fille de la famille dans laquelle nous étions – c’est toujours flou …
L’un des cochons de la famille
Laurent, store manager de l’AS Adventure Namur
Lessive à la main dans la rivière (dans un village voisin)
Un coup de coeur ! Je me retourne … CLIC … c’est dans la poche, sans m’être fait repéré
Enfin, les trois dernières photos ci-dessous ont été prises lors du trajet de retour vers Ayacucho. Nous avons fait un petit détour par Villcashuaman pour visiter les ruines bien conservées datant de la civilisation Wari.
Voilà, c’est tout pour cette fois-ci. See you next time !
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Poste assez court cette fois-ci comme promis ! Juste quelques images prises dans l’un des marchés couverts d’Ayacucho. En deux mots, ce sont des halles dans lesquelles ont trouve vraiment de tout : viande, fromage, pâtisseries, fruits, légumes, épices, chaussures, ceintures, cd’s, etc. Le souvenir le plus marquant qui me reste est le mélange de toutes les odeurs. Très particulier. Les conditions d’hygiène ne sont pas tristes non plus. Estomac à toute épreuve recommandé … ou tout simplement,abstention dans certains cas